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ToggleDécouvrir un nouveau pays… mais aussi une nouvelle façon de vivre
Chaque année, plusieurs milliers d’étudiants vietnamiens choisissent la France pour poursuivre leurs études supérieures. Universités reconnues à l’international, richesse culturelle, qualité de vie et nombreuses opportunités professionnelles font de la France une destination particulièrement attractive.
Mais partir étudier à l’étranger ne signifie pas seulement apprendre une nouvelle langue ou découvrir un nouveau système universitaire. C’est aussi s’adapter à une société qui possède ses propres habitudes, ses codes et son mode de vie.
Certaines différences paraissent anodines au premier abord, mais elles surprennent souvent les étudiants vietnamiens lors de leurs premières semaines en France. Les repas, les horaires, le climat, la circulation, les relations sociales ou encore la vie quotidienne fonctionnent parfois très différemment de ce que l’on connaît au Vietnam.
Ces différences ne sont ni meilleures ni moins bonnes : elles reflètent simplement deux cultures riches et complémentaires.
À L’Atelier An Phu, nous préparons chaque année des étudiants vietnamiens à leur départ en France grâce à nos cours de français, à la préparation du TCF, du DELF et du DALF, mais aussi en les aidant à mieux comprendre la culture française.
Voici les principaux chocs culturels que rencontrent les Vietnamiens en arrivant en France.
1. Les Français paraissent parfois froids… au premier abord
C’est probablement le premier choc culturel évoqué par de nombreux étudiants.
Au Vietnam, il est naturel de sourire facilement, de discuter avec les commerçants ou d’engager spontanément une conversation.
En France, les premiers contacts peuvent sembler plus distants.
Les Français distinguent davantage la vie privée et la vie publique. Ils deviennent généralement chaleureux une fois la relation installée, mais prennent souvent un peu plus de temps pour créer un lien.
Ne soyez donc pas surpris si votre voisin ou un camarade de classe paraît réservé au début : cela ne signifie pas qu’il est impoli.
2. Dire « Bonjour » est presque une obligation
À l’inverse, une règle sociale est extrêmement importante en France : saluer les autres.
Lorsque vous entrez dans un commerce, une salle d’attente, une boulangerie ou une salle de classe, il est attendu de dire :
- Bonjour
- Bonsoir
- Merci
- Au revoir
Oublier ces formules de politesse peut parfois être perçu comme un manque de respect, même si ce n’est évidemment pas votre intention.
3. Les repas sont beaucoup plus longs… et les horaires sont différents
En France, le repas est un véritable moment de convivialité. Contrairement au Vietnam où l’on mange souvent rapidement, notamment le midi, les Français prennent généralement davantage de temps pour déjeuner ou dîner.
Les horaires surprennent également de nombreux Vietnamiens.
En général :
- le petit-déjeuner est pris entre 7 h et 9 h ;
- le déjeuner entre 12 h et 14 h ;
- le dîner rarement avant 19 h 30, souvent entre 20 h et 21 h.
Dans certaines régions, il devient même difficile de trouver un restaurant ouvert entre 14 h et 19 h, car beaucoup ferment entre les deux services. Les repas sont aussi plus structurés, avec une entrée, un plat, parfois du fromage, un dessert et un café.
Les longues discussions autour de la table font pleinement partie de la culture française.
4. La bise : un geste qui surprend souvent

Pour dire bonjour à des proches, des amis ou certains collègues, les Français font souvent la bise.
Selon les régions, on fait deux, trois ou parfois quatre bises.
Pour beaucoup de Vietnamiens, cette proximité physique peut sembler étonnante lors des premiers jours.
Dans un contexte professionnel, la poignée de main reste toutefois très fréquente lorsqu’on ne connaît pas encore son interlocuteur.
5. Les logements sont beaucoup moins climatisés
Au Vietnam, la climatisation est omniprésente. En France, c’est presque l’inverse. La majorité des appartements et des maisons ne disposent pas de climatisation.
Cela surprend particulièrement lors des vagues de chaleur estivales où les températures dépassent parfois 35 à 40 °C.
Les bâtiments anciens conservent mieux la fraîcheur grâce à leurs murs épais, mais plusieurs jours de canicule peuvent rendre les logements très chauds.
Les Français utilisent davantage :
- les volets ;
- les ventilateurs ;
- l’aération pendant la nuit.
6. Les magasins ferment beaucoup plus tôt
Au Vietnam, il est possible de faire ses courses jusque tard dans la soirée, voire toute la nuit. En France, la plupart des commerces ferment entre 19 h et 20 h.
Le dimanche, beaucoup de magasins restent également fermés, notamment en dehors des grandes villes. Il faut donc apprendre à organiser ses achats un peu différemment !
7. Les démarches administratives demandent beaucoup de documents
Les démarches administratives françaises peuvent dérouter les nouveaux arrivants.
Pour ouvrir un compte bancaire, louer un logement ou demander certaines aides, il faut souvent fournir :
- un justificatif de domicile ;
- une pièce d’identité ;
- un certificat de scolarité ;
- une attestation d’assurance ;
- parfois même un garant.
La patience devient rapidement une qualité indispensable.
8. Les transports et la circulation sont très différents

Pour un Vietnamien habitué aux scooters et à une circulation très dense, conduire ou simplement traverser une rue en France peut être déroutant. L’une des premières différences est la place accordée aux piétons.
Aux passages protégés, les automobilistes s’arrêtent généralement pour laisser traverser les piétons. Ne pas céder le passage est sévèrement sanctionné.
La circulation est également beaucoup plus réglementée.
Les Français roulent souvent plus vite, notamment sur les routes nationales et les autoroutes où les limitations atteignent généralement 110 à 130 km/h.
À l’inverse, la conduite est souvent plus disciplinée et le respect du Code de la route plus marqué qu’au Vietnam.
Enfin, dans les grandes villes, de nombreux étudiants utilisent principalement les transports en commun et n’ont pas besoin de posséder une voiture.
9. Les étudiants deviennent très autonomes
Étudier en France signifie souvent vivre seul pour la première fois.
Les universités attendent des étudiants qu’ils organisent eux-mêmes :
- leur emploi du temps ;
- leurs recherches ;
- leurs révisions ;
- leurs démarches administratives.
Mais cette autonomie concerne aussi la vie quotidienne.
Les étudiants doivent apprendre à gérer :
- leur budget ;
- leur logement ;
- leurs courses ;
- leurs assurances ;
- leurs transports ;
- leurs démarches auprès de la CAF ou de leur banque.
Cette indépendance fait pleinement partie de l’expérience universitaire française.
10. Les débats sont encouragés en classe
En France, il est parfaitement normal de poser des questions aux enseignants. Exprimer un désaccord de manière argumentée n’est généralement pas considéré comme un manque de respect.
Au contraire, les universités valorisent :
- l’esprit critique ;
- la réflexion personnelle ;
- la capacité d’argumentation.
Pour certains étudiants vietnamiens, cette liberté de parole peut être déstabilisante au début.
11. Le pain est partout… mais le riz beaucoup moins

Le pain occupe une place essentielle dans l’alimentation française. La baguette accompagne souvent le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner. Le riz est bien sûr disponible dans tous les supermarchés, mais il n’est pas présent à chaque repas comme au Vietnam.
Heureusement, les grandes villes françaises possèdent de nombreux supermarchés asiatiques où l’on retrouve facilement les ingrédients vietnamiens.
12. Découvrir les quatre saisons est une véritable expérience
Pour beaucoup d’étudiants venant du sud du Vietnam, découvrir les quatre saisons constitue un véritable choc culturel.
- En hiver, les températures peuvent descendre sous 0 °C, voire atteindre -10 °C dans certaines régions montagneuses.
- L’été, elles dépassent régulièrement 30 à 35 °C, avec parfois des épisodes proches de 40 °C.
- Le printemps et l’automne offrent des températures plus douces mais très changeantes.
Autre surprise : au cours d’une même journée, la température peut varier de 10 à 15 degrés.
Il n’est pas rare de partir le matin avec une veste, de déjeuner en tee-shirt puis de remettre un manteau en soirée.
Les journées d’hiver sont également beaucoup plus courtes, tandis que les soirées d’été restent lumineuses jusqu’à près de 22 heures dans certaines régions.
13. On ne fait presque jamais la sieste
Au Vietnam, faire une courte sieste après le déjeuner est une habitude très répandue, y compris dans certaines entreprises. En France, cette pratique est beaucoup plus rare.
La plupart des salariés reprennent leur travail immédiatement après la pause déjeuner. Dormir au bureau serait généralement considéré comme peu professionnel.
Les étudiants profitent plutôt de cette pause pour travailler à la bibliothèque, retrouver leurs amis ou déjeuner au restaurant universitaire.
14. Les horaires de travail sont différents
Les Français travaillent généralement moins d’heures par semaine que les Vietnamiens. La durée légale du travail est de 35 heures hebdomadaires, même si certaines professions travaillent davantage.
La journée commence souvent entre 8 h 30 et 9 h. Le déjeuner dure généralement une heure, parfois davantage. La journée se termine fréquemment entre 17 h et 18 h 30.
Les salariés bénéficient également d’au moins cinq semaines de congés payés par an, un avantage qui surprend souvent les étudiants étrangers.
15. Les Français protègent beaucoup leur patrimoine
Le Vietnam évolue très rapidement. De nouveaux immeubles apparaissent chaque année et les villes changent constamment de visage.
En France, les centres historiques sont beaucoup plus protégés. De nombreuses rues, églises, bâtiments publics et maisons datent de plusieurs siècles. Les travaux sont souvent très encadrés afin de préserver l’architecture d’origine.
Cette volonté de protéger le patrimoine explique pourquoi certaines villes françaises semblent presque figées dans le temps.
16. Trier ses déchets fait partie du quotidien

Le tri des déchets est une habitude profondément ancrée en France.
Selon les villes, plusieurs poubelles permettent de séparer :
- les emballages recyclables ;
- le verre ;
- le papier ;
- les déchets alimentaires ;
- les ordures ménagères.
Les consignes peuvent varier d’une commune à l’autre, mais chacun est encouragé à respecter ces règles. Les étudiants étrangers doivent rapidement s’y habituer.
17. Les sacs plastiques ont presque disparu
Dans les supermarchés français, les sacs plastiques jetables ont pratiquement disparu.
Les clients viennent généralement avec :
- un sac réutilisable ;
- un cabas ;
- ou achètent un sac recyclable à la caisse.
Cette politique vise à réduire les déchets plastiques et à protéger l’environnement. Pour beaucoup de Vietnamiens, cette différence est visible dès les premiers jours passés en France.
18. Les équipements des logements
En arrivant en France, beaucoup de Vietnamiens remarquent que les logements sont équipés différemment. Les machines à laver chauffent elles-mêmes l’eau, ce qui permet de laver le linge à 30, 40 ou 60 °C, alors qu’au Vietnam les modèles fonctionnent le plus souvent uniquement à l’eau froide. Les fours et les micro-ondes sont également présents dans la grande majorité des cuisines françaises, car ils font partie des habitudes culinaires du quotidien.
Autre différence : les lave-vaisselle sont très courants dans les familles françaises, alors qu’ils restent relativement rares au Vietnam. À l’inverse, si le chauffage est indispensable dans la plupart des logements français pendant l’hiver, la climatisation est loin d’être systématique, même lorsque les températures dépassent les 30 ou 35 °C en été. Cette différence surprend souvent les étudiants vietnamiens lors de leurs premiers mois en France.
19. Le calme est une véritable règle de vie
Les Vietnamiens sont souvent surpris par l’importance accordée au calme en France. Dans les transports, les restaurants, les administrations ou même entre amis, il est généralement mal vu de parler très fort ou de mettre de la musique à un volume élevé.
Cette recherche de tranquillité se retrouve également dans les immeubles, où les voisins attendent que chacun limite le bruit, notamment en soirée et pendant la nuit. Les fêtes très bruyantes sont moins fréquentes qu’au Vietnam et il existe même des règles sur les nuisances sonores. Pour beaucoup de Français, respecter le calme des autres fait tout simplement partie des règles de savoir-vivre.
20. Les boissons et les habitudes alimentaires

Les habitudes en matière de boissons surprennent souvent les étudiants vietnamiens. En France, les boissons sont généralement beaucoup moins sucrées qu’au Vietnam. Les thés glacés, cafés, jus de fruits ou yaourts à boire contiennent souvent moins de sucre, et beaucoup de Français boivent simplement de l’eau pendant les repas.
Autre différence marquante : l’eau du robinet est potable dans la quasi-totalité du pays. Il est donc très courant de remplir une carafe directement au robinet plutôt que d’acheter de l’eau en bouteille. Enfin, le vin occupe une place importante dans la culture française et reste relativement abordable. Il est possible de trouver de bonnes bouteilles pour seulement quelques euros dans les supermarchés, ce qui surprend souvent les étudiants vietnamiens habitués à voir le vin comme un produit plutôt haut de gamme.
Conclusion
Le choc culturel fait partie intégrante de toute expérience à l’étranger. Les différences entre le Vietnam et la France peuvent parfois surprendre, mais elles constituent aussi une formidable occasion de découvrir une autre manière de vivre, de travailler et de communiquer.
Avec un peu de curiosité et d’ouverture d’esprit, la plupart des étudiants s’adaptent rapidement et finissent par apprécier ces nouvelles habitudes. Beaucoup gardent même de leur séjour en France des souvenirs qui les accompagneront toute leur vie.
À L’Atelier An Phu, nous accompagnons chaque année des étudiants vietnamiens dans leur projet d’études en France grâce à nos formations en TCF, DELF, DALF et à nos cours de français adaptés aux études supérieures. Au-delà de la langue, nous aidons également nos élèves à mieux comprendre la culture française afin qu’ils puissent vivre leur expérience en France avec davantage de confiance et de sérénité.
Vous préparez votre départ en France ? Contactez L’Atelier An Phu pour construire votre projet dans les meilleures conditions.


