Blog

Baccalauréat français ou international : lequel choisir ?

Choisir le bon environnement scolaire pour ses enfants n’est pas chose aisée.

Faut-il privilégier le public ou le privé ? Mon enfant nécessite-t-il une attention particulière qui justifierait le choix d’une école adaptée ? Que valent les méthodes d’enseignement du type Reggio Emilia / Montessori ? Quelle place accorder à l’enseignement des langues étrangères ? Et bien d’autres questionnements encore sont au centre des préoccupations de tous les parents.

Cependant, une autre question s’ajoute à celles précédentes s’agissant des parents vivant à l’étranger, et en particulier aux parents français : Faut-il s’orienter vers un enseignement international ou bien rester fidèle au modèle français ?

Pour bon nombre de nationalités, cette question ne se pose pas vraiment, ne disposant pas, à l’inverse du modèle français, d’établissements situés à l’étranger.

Afin de vous éclairer, nous reviendrons dans cet article sur les avantages et les inconvénients du Baccalauréat Français et du Baccalauréat International.

Un lycée international français, c’est quoi ?

Portant la dénomination de EEFE (établissements d’enseignement français à l’étranger), les lycées français internationaux sont homologués par le ministère français chargé de l’Éducation nationale et gérés par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Ceux-ci peuvent être publics ou privés, mais tous sont conventionnés avec l’État.

Ces établissements permettent aux nombreux français expatriés de scolariser leurs enfants dans un cadre similaire à celui de la métropole. Les cours dispensés s’y font essentiellement en français, et respectent les programmes scolaires nationaux. Ces établissements sont des exceptions, en cela qu’ils échappent aux règles régissant le système éducatif du pays d’accueil.

Leur histoire remonte à plusieurs siècles, puisque c’est en 1689 qu’ouvre le premier établissement scolaire de la sorte, à Berlin. Suivirent d’autres illustres destinations telles que Pondichéry en 1826, et l’essentiel des lycées français à l’étranger existant furent bâtis au lendemain de la seconde guerre mondiale. Aujourd’hui, on dénombre environ 530 établissements de la sorte, répartis dans 140 pays de la planète, représentant le chiffre impressionnant de 375 000 élèves, dont un tiers environ sont français.

Le système IB, c’est quoi ?

Plus récent que le système international français, puisque fondé en 1968, l’IB trouve son siège à Genève, haut lieu des institutions et communautés internationales.

Tout comme le système français évoqué précédemment, le cursus IB est indépendant des systèmes nationaux et peut donc lui aussi intégrer des programmes particuliers.

Le système IB, puisqu’il existe en « concurrence » des lycées français et qu’il accueille généralement une population plus variée, dispose d’un réseau plus vaste. En effet, pas moins de 5000 établissements à travers le monde sont accrédités IB, pour plus d’un million d’élèves.

Mais attention ! Un système IB, ce n’est pas forcément un système en anglais ! En effet, deux autres langues sont proposées : le français et l’espagnol.

Dans le cas du Vietnam cependant, les programmes IB sont essentiellement dispensés dans des établissements anglo-saxons.

Là où le système français fonctionne par filières (Scientifique, Littéraire, Economique et Sociale), le programme IB repose quant à lui sur 6 groupes thématiques : Langues et littérature, Acquisition des langues vivantes, Individus et sociétés, Sciences, Mathématiques et Art.

Dans chacune de ces branches, plusieurs choix de cours sont disponibles. Il appartient alors à l’élève de choisir une discipline par branche. A noter que là où en France un élève fera un TPE (Travaux Personnels Encadrés), un élève IB aura quant à lui à rédiger un mémoire. Le programme IB est aussi plus ouvert sur la société, puisque les élèves sont engagés à avoir des rôles de nature caritative, et à monter des projets périscolaires. Enfin, il est d’une durée de 2 ans, et est accessible aux élèves de 16 à 19 ans.

La question des coûts : Avantage au système français

Si l’on prend le cas du Vietnam, et comme abordé dans notre article « Les écoles internationales du D2« , il apparaît qu’il existe un monde entre le coût du lycée français et celui d’un établissement anglo-saxon.

Avec la particularité d’être homologués par l’Etat français, les lycées français internationaux disposent d’un financement public à hauteur d’environ 40%. Cette forme de subvention est l’un des avatars du Soft Power à la française, qui permet aux élèves d’accéder à une éducation identique (peu ou prou) à celle dispensée en France, marquée par son histoire et ses valeurs.

D’un autre côté, et contrairement au système des Lycées Français Internationaux, un établissement IB ne sera pas systématiquement aidé financièrement par un État. Selon l’organisation IB cependant, la moitié de ces établissements le sont (sans pour autant préciser à quelle hauteur se fait cette participation).

En conséquence, grâce à ce financement étatique, le coût d’une scolarité à la française est bien plus intéressant que celui d’un bac international. Allant de 2000 à 8000 € / année environ, et entre 5000 et 6000 € annuels dans le cas du LFI Marguerite Duras (selon si votre enfant est français ou vietnamien / autre), ces coûts paraissent dérisoires si on les compare avec ceux d’établissements tels que ISHCMC, la British School, l’AIS ou bien d’autres, qui tablent plus volontiers sur des frais d’une douzaine à une trentaine de milliers de dollars.

Naturellement, ces dernières peuvent souvent s’enorgueillir d’emplacements plus favorables ou de meilleurs équipements que leurs comparses français, mais ces derniers sont cependant loin d’être à plaindre.

LFI Duras

LFI Duras de Saigon

Enfin, il est à noter que dans le cadre des Lycées Français, il est possible de faire une demande de bourse pour les familles aux moyens limités. Dans le cas du Lycée Français International Marguerite Duras, cette demande s’effectue auprès des services consulaires d’Ho Chi Minh Ville.


S’informer et constituer un dossier de bourse pour le LFI Duras


Débouchés et Études Post-Bac : Avantage au système IB

Si bien sûr le baccalauréat français ne souffre pas d’une mauvaise image à l’international, il est pour autant parfois méconnu, et là tout dépendra du souhait de vos enfants pour leur futur universitaire.

Si ces derniers veulent étudier en France, nul doute qu’un baccalauréat français sera à privilégier, plus facilement reconnu, et ayant des méthodes d’enseignements plus proches.

Pour autant, en France, le Baccalauréat international est reconnu comme un diplôme de fin d’études secondaires de nature privée, et peut donc remplacer le baccalauréat français sans trop de soucis.

Il n’est en revanche pas intégré automatiquement au système de Parcours Sup. Pour rejoindre Parcours Sup après un IB, il vous faudra faire une DAP, une Demande d’Accès Préalable (plus d’infos ici).

Dans le cas des grandes Ecoles cependant, avoir un diplôme IB peut constituer un avantage, des établissements tels que Sciences Po ou HEC les privilégiant par rapport au bac « classique ».

Dans le cas où votre enfant souhaiterait se diriger vers des études supérieures dans un autre pays que la France, le système IB sera à privilégier. Il sera en effet plus facile de se montrer à la hauteur des exigences linguistiques en anglais que nécessitent les établissements anglais, américains, australiens et tant d’autres autour du monde après avoir réalisé un IB en anglais, cela va sans dire.

Cela est d’autant plus valable si votre enfant est particulièrement bon élève. S’il surclasse ses semblables dans ses notes IB, son dossier sera plus visible que celui d’un bachelier ayant obtenu une mention « très bien », qui sera moins parlante pour des établissements non français.

Dans certains cas enfin, notamment aux Etats-Unis, les équivalences sont plus favorables pour l’IB comparé au baccalauréat français, permettant de raccourcir la durée d’études, ce qui réduira considérablement les dépenses si telle est l’ambition de votre enfant. En effet, les études aux U.S.A étant particulièrement onéreuses, peut-être est-il intéressant d’opter pour un IB qui, initialement sera plus cher qu’une éducation française, mais pourra permettre par la suite de réaliser des économies. Nous vous engageons à vous renseigner auprès des établissements universitaires américains pour en savoir plus.

La question du capital social : Égalité

Si le cadre d’enseignement, les structures et les hommes et les femmes peuplant un établissement sont des clefs de l’éducation de votre enfant, les élèves eux-mêmes font partie intégrante de leur apprentissage. Amis et camarades influencent votre enfant, et s’assurer qu’il évolue dans un environnement favorable n’est pas un luxe.

Ce n’est un secret pour personne : dans leur majorité, les expatriés bénéficient de situations privilégiées. Hauts fonctionnaires (diplomates pour ne citer qu’eux), cadres d’entreprises prestigieuses, entrepreneurs à succès, les parents expatriés ainsi que leurs enfants disposent d’un capital social élevé.

Du seul fait des coûts souvent prohibitifs pour les populations locales (si ce n’est à nouveau pour les élites), les lycées français et internationaux sont peuplés d’élèves venant pour la plupart de milieux sociaux privilégiés.

Dans un cas comme dans l’autre, IB ou Baccalauréat Français International, votre enfant grandira avec des camarades de nationalités diverses, qui seront autant d’occasion d’avoir un bon aperçu des différentes cultures du monde.

Philosophie d’enseignement : à vous de trancher !

C’est là que se situe le vrai cœur du débat entre formule français et IB : l’approche de l’apprentissage.

En effet, s’ils ont des points communs (apprentissage obligatoire d’une seconde langue, choix d’un cursus ou de matières par l’élève), dans le fond, ces deux parcours ont également une différence de philosophie notable.

Du côté du Baccalauréat Français, les forces principales sont :

  • La culture générale

Avec une année générale de 2nde, les élèves sont sensibilisés à un grand nombre de matières (une douzaine) parmi lesquelles ils feront un choix en 1ère. Il existe plus de disciplines obligatoires dans le système français, « forçant » donc une certaine curiosité. La présence pour tous de la Philosophie au Baccalauréat en est l’un des marqueurs les plus commentés.

Le programme littéraire est aussi plus riche, et l’Histoire Géographie revêt une plus grande importance. Naturellement, l’essentiel de cette culture générale est française, même si les programmes s’ouvrent pour une part à d’autres horizons.

  • La rigueur 

Le système français repose sur le rôle central de l’enseignant comme vecteur de savoir, ainsi que sur un grand nombre de tests et épreuves pour évaluer continuellement les élèves, là où dans le système IB, le rapport à l’enseignant semble plus libre et moins rigide.

Si cela ne correspondra pas à tous, le système français et ses exigences permet une préparation solide aux futurs concours d’entrée aux grandes écoles (où d’ailleurs il y a parfois des épreuves de culture générale), aux rythmes et à la discipline (parfois militaire) des classes préparatoires et autres filières d’excellence.

Les dissertations et commentaires argumentés sont un B.A B-A, et l’esprit d’analyse, de critique et de synthèse sont mis au pinacle, ce qui donne un avantage certain dans l’expression écrite au système français. Sans doute la richesse et la complexité de la grammaire française n’y est pas pour rien non plus …

Quant au Baccalauréat international, ses principes fondamentaux les plus loués sont :

  • Les activités extra-scolaires

Les élèves du système IB sont plus volontiers tournés vers des activités hors écoles pour deux raisons principales.

La première, ce sont les horaires. Plutôt que de finir leurs cours à 17 ou 18h, les élèves du système IB sont plus volontiers libérés vers 15h, ce qui laisse une bonne partie de l’après-midi pour explorer des activités en lien ou non avec l’école, ce qui permet plus facilement de faire une « coupure » que pour les élèves du système français, même s’ils ne sont pas exemptés de devoirs à la maison.

La seconde, c’est la volonté de l’IB d’intégrer ou de promouvoir activement ces activités extra scolaires, par la présence de nombreux clubs notamment, souvent animés par les élèves eux-mêmes. Ce sont autant d’occasions d’apprendre différemment et de se faire des amis avec les mêmes centres d’intérêts, mais aussi de se responsabiliser.

  • Un meilleur pont avec la vie quotidienne et la mondialisation

C’est un des corollaires du point précédent. L’approche IB est moins « théorique » et plus « pratique » que ne peut l’être la méthode française. Les projets personnels sont encouragés et même attendus, et les activités en communauté sont privilégiées au sein du cursus.

Par ailleurs, de par son histoire intrinsèque, le système IB a été pensé pour pouvoir s’adapter mieux à des cultures différentes. Cela convient particulièrement à ceux que l’on appelle les « Third World Kids« , dont les 2 parents n’ont pas la même origine, et qui souvent se situent dans un pays tierce, là où le baccalauréat français repose sur un logiciel franco-français auquel les élèves doivent s’adapter (et non l’inverse !). L’enseignement est globalement plus tournée vers les enjeux planétaires et de demain, là où le système français repose sur une certaine tradition (qui a aussi fait ses preuves cela étant dit).


A l’Atelier An Phu, nous préparons les élèves d’Ho Chi Minh Ville aux examens scolaires français dans les cas suivants :
  • Tests d’admissions à l’école française Marguerite Duras
  • Cours de soutien et d’aide scolaire pour les élèves du LFI Duras, dans toutes les matières
  • Préparation aux examens du Brevet et du Baccalauréat Français
  • Préparation aux examens de Français et de Littérature des Baccalauréats Internationaux (IB)

Contactez-nous pour plus d’informations !


No Comments Yet


Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *